Des livrets fiscalisés qui voient leur encours se réduire considérablement au mois d’octobre

Article publié le 7 décembre 2012 - Flux RSS

S’agissant, en cette période de crise économique si difficile pour l’ensemble de l’Europe, de l’un des placements privilégiés par les Français, les livrets d’épargne, réglementés ou non, ont donc, ces derniers temps, connu un engouement tout particulier de la part des usagers. La hausse toutefois des plafonds du Livret A et du LDD a quelque peu changé la donne, puisque plus de 12 milliards d’euros ont été retirés des livrets fiscalisés, au profit, bien souvent, de ces deux formules encadrées par l’État.

Un véritable succès pour le Livret A et le LDD depuis la hausse de leurs plafonds

Si les professionnels du secteur bancaire craignaient que l’assurance vie pâtissent du relèvement des plafonds des placements favoris des épargnants, cela ne s’est pas avéré être le cas, dans un premier temps tout au moins, les statistiques monétaires établies mensuellement par la Banque de France ayant, en effet, permis de démontrer, que les fonds versés, au mois d’octobre, sur le Livret A et le LDD, provenaient davantage de leurs homologues fiscalisés, 12,442 milliards d’euros sur les 21,29 supplémentaires, effectivement déposés au mois d’octobre, provenant de ces derniers.

Un très bon début d’année 2012 pour les livrets fiscalisés qui semble se terminer plus difficilement

Après avoir affiché une nette baisse de leur taux de rémunération, qui n’atteint plus en moyenne que 1,85 % brut, au mois de septembre 2012, contre 2,25 %, pour les livrets défiscalisés, les livrets d’épargne développés par les établissements pour leurs usagers ont donc subi, à nouveau, de plein fouet, les conséquences de l’augmentation des plafonds du Livret A et du LDD, tout comme d’ailleurs le PEL  et le CEL qui ont, pour leur part, vu leur encours diminuer de 495 millions d’euros, pour le premier, et 989, pour le second.